Revue de presse : le vélo en libre-service

Les solutions de transports partagés ainsi que les offres en libre-service et free-floating ne cessent de se multiplier. Beaucoup de citoyens ont déjà adopté ces modes de transports. Cela en raison de leur facilité d’usage, les considérant donc comme un véritable service.

À Nantes :

La ville se méfie du free floating*, et refuse l’entrée à ce phénomène…

Le 15 octobre 2018, la société Pony bike, profitant de l’absence de cadre juridique concernant le free floating, a tenté d’implanter ses vélos au cœur de la ville. Les services municipaux ont très vite repéré les montures. Ils ont alors demandé à l’entreprise de retirer ses vélos. De plus, Pony bike n’avait laissé qu’un simple message la veille de l’implantation de ses bicyclettes.
En effet il n’existe pas de réglementation concernant ces installations sauvages. Aucunes contraintes ne vient entraver leurs implantions.
La ville prend donc la décision de mettre en place un cadre juridique autour du free floating afin que la mise en place de ce système se fasse correctement.

… Cependant les portes restent entre-ouvertes

Nantes dispose déjà d’un système de vélo en libre-service, Bicloo +, mais ne ferme pas la porte totalement au free floating.
(source : https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-free-floating-pourquoi-nantes-ne-sy-mettra-pas-de-sitot-05-11-2018-286021)

À Montréal :


Le service de vélo en libre-service, BIXI, implanté au sein de 9 arrondissements à Montréal prendra de l’ampleur en 2019. En effet la société va disposer ses vélos dans 5 autres arrondissements de la ville. Cette expansion est possible car 1000 nouveaux vélos en libre-service vont être ajoutés à la flotte. 60 stations supplémentaires seront également installées sur le territoire. Depuis le lancement du service, 38 millions de déplacements sont enregistrés, dont 5,3 millions en 2018.

Évolution du service BIXI

À Toulouse :

Les vélos d’Indigo Weel (en libre-service et en free floating) connaissent un véritable succès depuis leur lancement en avril dernier à Toulouse. En effet, nous comptons 1 800 vélos déployés au sein de la ville.

Cependant la société est confronté, à Toulouse mais pas que, aux problèmes de vandalisme. À Toulouse, 600 vélos ont disparus en 6 mois d’exploitation, soit 30% des deux-roues volés ou « perdus ». Déployer des vélos plus robustes devient donc une obligation. Les vélos 2.0 avec un guidon plus robuste, un panier renforcé et un nouveau cadenas, vont bientôt être déployés dans la ville rose.
(source : https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-apres-disparition-600-velos-libre-service-indigo-weel-va-rendre-plus-robustes_19503538.html)

En Ile-de-France :

Le Velib’ 2ème génération,

Le service a énormément souffert depuis son changement de propriétaire en janvier dernier. Cependant Smovengo laisse entendre un retour à la normale d’ici peu. En effet le plan de redressement du service semble bien fonctionner. L’entreprise en charge des nouveaux Vélib’ a inauguré sa 1000ème station. De plus, du 1er janvier au 31 octobre, c’est plus de 5 millions de trajets qui ont été effectués dont la moitié entre septembre et octobre.

Oribiky

La société s’apprête à s’installer à Paris avec un service de location de vélos à assistance électrique en libre-service.
Ils seront mis en circulation courant novembre 2018 en version test. C’est ensuite 400 vélos à assistance électrique en «semi-floating» qui seront déployés (les vélos seront à rendre dans une zone définie).

Uber

Uber compte également débarquer sur le marché des vélos électriques proposés en libre-service à Paris. En effet Uber prévoit le lancement début 2019, d’une flotte de vélos à assistance électrique, baptisée Jump ! Le système fait déjà parler de lui ailleurs dans le monde. Affaire à suivre …

Ofo

La société dénombre plus de 500 000 trajets en 6 mois. Grace au système de géolocalisation, l’utilisateur n’a plus besoin de chercher une station d’accueil pour louer un vélo. En effet après en avoir géolocalisé un vélo, il suffit de le débloquer en scannant son QR code à l’aide de son smartphone. La zone de restitution d’un vélo Ofo est délimitée afin d’éviter le dispersement des vélos.

Une véritable guerre est lancée :

En effet c’est à celui qui aura la plus grosse flotte afin d’être présent sur un maximum de quartiers.
À Paris, Lyon ou Bordeaux, cela fait un an que le free floating s’est développé. Mais tout comme à Nantes, l’arrivée du free-floating (vélos et trottinettes) n’a pas nécessairement été bien accueilli.

Dans l’attente d’une loi : 

La ministre des transports a annoncé qu’elle allait bientôt légiférer sur cette thématique en France et réfléchit à créer une licence d’opérateur de mobilité. Cela devrait donc poser un cadre. La sécurité est au cœur des préoccupations.

La mobilité en libre-service encore très loin de tuer la voiture personnelle

Difficile d’abandonner totalement la voiture lorsque l’on habite à l’écart de la ville. 

Il s’avère compliqué d’utiliser la mobilité douce quand il s’agit de rallier la ville à côté de laquelle on habite, ou que l’on souhaite faire des trajets uniquement en banlieue.
Il reste de gros enjeux d’éducation autour de l’évolution des modes de circulation, et du passage à la mobilité en libre-service. La voiture a encore de beaux jours devant elle…
(Source : https://www.numerama.com/business/438140-pourquoi-les-startups-de-mobilite-en-libre-service-sont-encore-tres-loin-de-tuer-la-voiture-personnelle.html)

* Il s’agit de flottes de deux-roues en libre-service, uniquement déblocables via des applis mobiles et un flash code.

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